Chapitre 6
Du nouveau merch ?
Et comme ça disait qu’un nouveau produit était disponible, est-ce que ça voulait dire que je pouvais utiliser un autre article parmi les produits que j’avais achetés.
Mais selon quels critères ?
J’eus immédiatement envie de cliquer sur le bloc-notes flottant, mais je me souvins alors que j’étais encore assis au milieu de l’amphithéâtre.
De plus, je sentais vaguement que les gens avaient commencé à me regarder du coin de l’œil depuis que l’animateur m’avait désigné comme la personne ayant réalisé la meilleure performance.
Partons d’abord et ensuite je pourrais vérifier à mon aise plus tard.
L’événement semblait toucher à sa fin, alors je pouvais rentrer chez moi… attends une minute.
J’ai réalisai soudainement quelque chose d’extrêmement important.
« …… »
Ai-je un chez-moi, ici ?
Je sortis rapidement mon smartphone et commençai à consulter mes dossiers.
Comme par magie, toute trace de mon emploi précédent et de mon parcours professionnel avait disparu.
Même les coordonnées de ma famille avaient été effacées.
Pitié, non.
Les seuls documents qui restaient dataient de mes années d’université, et ils correspondaient au moins à mes souvenirs, ce qui me procurai un bref moment de soulagement.
Mais le problème, c’est que… je vivais en résidence universitaire à l’époque.
J’ai même eu du mal à trouver mon propre logement après l’obtention de mon diplôme à cause de problèmes bureaucratiques.
Comme prévu, le document le plus récent que je pouvais trouver était une conversation par SMS concernant une visite d’appartements à louer et une discussion avec un ami qui se plaignait de devoir séjourner dans un motel parce que son contrat de location de studio était tombé à l’eau.
« …… »
Je levai la tête et jetai un coup d’œil à l’écran qui flottait toujours dans la salle de conférence.
Ou plutôt, je me concentrai sur un seul mot en bas de l’écran.
[Avantages sociaux pour les employés – Divers]
Logements d’Entreprise
Un avantage social, hein… Autant en profiter pleinement, n’est-ce pas ?
* * *
L’« allocation de logement » accordée par l’entreprise fut traitée avec une rapidité déconcertante.
« Ah, bonjour ! »
« Bonjour. »
Moins d’une heure après m’être renseigné à la réception, on m’attribua un numéro de chambre, on me remit une clé et même une adresse. L’emplacement n’était pas mal non plus.
Bien entendu, ce n’était pas par pure bonté d’âme qu’ils cherchaient à faciliter la vie des employés.
S’ils veulent nous exploiter 24 heures sur 24, il est logique de garder les esclaves salariés à proximité…
Malgré tout, l’immeuble ressemblait à un immeuble de logements correct. Il était propre, récemment rénové et disposait d’un bon système de sécurité.
Compte tenu du fait que le « logement de fonction » était généralement un avantage accordé aux employés travaillant dans des régions isolées, cette offre était d’une générosité excessive.
Cette entreprise vient de me faire vivre une expérience digne d’un jeu vidéo Souls-like, alors pourquoi ne pas en profiter, autant emménager.
Cette pensée cynique devint rapidement réalité.
En croisant Go Yeongeun devant l’immeuble de bureaux, elle me dit :
« T’es au courant ? Sept d’entre nous ont décidé d’obtenir un logement de fonction. »
« …… ? »
C’était plus de la moitié d’entre nous.
Il semblait que Go Yeongeun était également venue ici pour emménager. Elle me lança un regard gêné, remarquant mon regard scrutateur.
« C’est un peu effrayant, mais comme nous sommes déjà embauchés… refuser un logement gratuit près du métro serait difficile à justifier… »
« Ouais… »
Exactement. Dans un système capitaliste, l’argent était la chose la plus effrayante qui soit.
Économiser 720 € par mois ? N’importe qui emménagerait là-bas, quitte à prétendre être fou.
Bien sûr, il y avait une raison plus importante derrière tout cela.
« Je pense que les personnes venant de l’extérieur de la ville se sont inscrites dès qu’elles ont été embauchées, avant même de se présenter à la séance d’orientation qui… enfin bref. »
« Oui, ça me semble plutôt logique. »
Maintenant je comprenais mieux. Les nouvelles recrues avaient déjà fêté l’événement et accepté le logement, ce qui rendait difficile pour elles de faire marche arrière.
Je m’étais demandé comment ils avaient pu aménager ma chambre si rapidement, mais maintenant tout s’expliquait.
La chambre que je vais occuper devait forcément appartenir à l’une des nouvelles recrues qui n’a pas survécu au jeu d’évasion mortel…
Cette pensée me glaçai le sang et me fit même ressentir une certaine gêne.
Bref, après avoir échangé quelques mots supplémentaires avec Go Yeongeun, je me dirigeai vers le 12ème étage, où se trouvait ma chambre.
Jusqu’ici, tout allait bien.
Le problème ?
L’appartement avait deux chambres.
Et mon colocataire était Baek Saheon.
« …… »
« …… »
Baek Saheon était assis dans le salon.
Il portait un cache-œil médical sur son œil gauche, ce qui laissait supposer qu’il avait reçu un traitement quelconque, probablement de la part de l’entreprise et non d’un hôpital, compte tenu du timing.
J’hochai discrètement la tête pour le saluer et je commençai à me diriger vers ma chambre quand…
« Hé. »
Quoi ?
« “Hé” ? »
Je m’arrêtai net.
Baek Saheon tressaillit lorsque je répondis, mais, animé par la colère, il me lança un regard noir et a pris la parole.
« Tu as dû bien t’amuser à regarder pendant que je devais m’arracher un œil en parfait état à cause de ce p*tain d’objet perdu, n’est-ce pas ? »
Il semblait penser que j’étais au courant depuis le début de l’emplacement de l’objet perdu réel et que j’étais resté là à regarder sans rien faire pendant qu’il se faisait crever l’œil.
C’est lui qui est parti tout seul comme un idiot, et maintenant il me rejette la faute ?
Il n’avait aucun problème à crever l’œil de quelqu’un d’autre, mais quand il s’agissait du sien, je devais l’aider ?
Quelle manière créative de me faire porter le blâme !
Mais à ce moment-là, je réalisai quelque chose.
Si j’avais répondu en m’excusant, en disant : « Eh bien, t’es parti subitement, alors… » ou « Pourquoi parlez-vous de manière informelle tout d’un coup, Monsieur ? », cela n’aurait fait que le conforter dans son attitude et aurait engendré encore plus d’absurdités sortant de sa bouche.
Il y a un terme que j’avais appris en travaillant avec des clients difficiles, et qui s’appliquait particulièrement à des gens comme Baek Saheon.
On les appelait les « Râleurs Créatifs ».
Le genre de personnes qui s’inventaient des situations dans leur tête et s’y accrochaient obstinément.
Avec des gens comme ça, les explications ne servaient à rien.
Il valait mieux simplement…
« Oh, oui, j’ai trouvé ça plutôt amusant. »
« …… ! »
Adopter une stratégie offensive était la meilleure solution dans ce genre de cas.
Je m’approchai de Baek Saheon et je lui saisis fermement l’épaule.
« Merci beaucoup pour ça, au fait. J’ai passé un excellent moment. C’est donc cela qu’on appelle une montée de dopamine ? »
« Qu… »
« N’hésite pas à me faire part d’autres bonnes nouvelles. J’espère d’ailleurs qu’on pourra travailler ensemble plus souvent. »
« …… »
« Ce travail va être génial. »
Ça devrait suffire.
Maintenant, il pense probablement que je suis fou.
Compte tenu de son comportement jusqu’à présent et de ses performances dans les <Dossiers d’Exploration des Ténèbres>…
Baek Saheon semblait être le genre de personne qui, s’il se rendait compte que l’autre personne avait peur, en profiterait pour l’intimider et en tirer avantage.
Dans ce cas, il était préférable de lui donner ce genre d’impression pour qu’il se dise inconsciemment : « Je ferais mieux de me tenir à l’écart de ce type. »
On peut considérer ça comme une forme de bluff.
Je tapotai l’épaule de Baek Saheon quelques fois, puis je me levai et me dirigeai vers ma chambre sans me retourner.
Tant qu’il ne me poignardait pas pendant mon sommeil, tout irait bien.
Bien sûr, je bluffais aussi en lui disant que j’espérais travailler avec lui.
La probabilité de travailler dans la même équipe d’une autre nouvelle recrue était extrêmement faible.
Quel genre d’entreprise formait des équipes composées uniquement de nouvelles recrues ? Ils nous sépareraient et nous affecteraient à différentes équipes.
C’était une sorte d’exercice d’équilibrage, pour s’assurer que chaque équipe ait à peu près les mêmes chances de survie.
De plus, j’avais été appelé en premier, et Baek Saheon en second.
Il a donc probablement obtenu de bons résultats aux évaluations également, ce qui rend encore moins probable le fait que nous nous retrouvions dans la même équipe.
Nous ne travaillerons pas ensemble pendant un certain temps.
Faisons simplement tous deux comme si l’autre n’existait pas.
Clac.
J’entrai dans la chambre qui m’avait été attribuée avec un sentiment de soulagement.
« Pfiouu. »
La chambre était propre et disposait de draps fraîchement lavés, d’un bureau et même d’une salle de bain privée. Un manuel quelconque était accroché à la porte.
« Si je postule, ils changeront mes draps et nettoieront ma chambre toutes les semaines pour seulement 6 € par mois ? »
Les avantages mirobolants offerts par cette entreprise semblaient être conçus pour éblouir les nouvelles recrues et leur faire oublier complètement le jeu mortel qu’elles venaient de traverser.
Les nouveaux employés seraient sûrement déconcertés par ce passage soudain à une réalité agréable et conviviale, comme si l’épreuve de survie face à la mort n’avait été qu’un mensonge ou qu’un mauvais cauchemar.
Compte tenu de ce que je savais des motivations de cette entreprise, leur intention me semblait plutôt évidente…
Ouais, ils cherchent désespérément à remplir le quota d’employés de l’Équipe d’Exploration de Terrain.
Ils voulaient s’assurer qu’aucune des nouvelles recrues jugées capables d’effectuer le « travail » ne décide de démissionner.
Autant profiter pleinement de ce qu’ils proposent.
Après tout, j’avais déjà décidé de rester.
Sur le bureau se trouvait un petit paquet de bienvenue contenant des friandises coûteuses et des fournitures de bureau à l’effigie de l’entreprise.
Il y avait même un journal intime dans un tiroir entrouvert.
À en juger par le logo de l’entreprise sur la couverture, il s’agissait d’un article standard.
Mais il date de l’année dernière.
Il avait peut-être été laissé par l’ancien occupant de ce logement. J’ouvris le journal intime.
Sur la première page, en lettres énormes, il était écrit :
– FUYEZ.
Gulp.
J’appréciais les sages paroles de mon prédécesseur, mais il était déjà trop tard pour moi.
Ce n’était même plus effrayant à ce stade.
Juste un chapitre de plus dans les horreurs de la vie d’entreprise, pas vrai ?
Mon sentiment de camaraderie envers l’auteur de cette note s’intensifia. Je refermai le journal et le remis soigneusement dans le tiroir.
Maintenant que j’avais tout vérifié, il était temps de passer aux choses sérieuses.
[Coffret de merch des Dossiers d’Exploration des Ténèbres]
– Nouveau produit disponible ! (!)
Maintenant que j’étais seul, je pouvais enfin y jeter un coup d’œil !
Pfuuu.
Avec une légère appréhension mêlée d’excitation, je m’assis sur le lit, me mettant dans une position confortable, et je tendis la main vers le bloc-notes flottant.
Tak.
Comme la fois précédente, lorsqu’il avait éjecté le popsocket, le bloc-notes s’ouvrit et quelque chose en tomba.
C’était un sac plastique transparent.
À l’intérieur, je pouvais voir une pile d’autocollants, le genre qu’on colle habituellement au dos d’un écran d’ordinateur portable.
« C’est… »
Je pris le sac plastique.
À l’intérieur se trouvait un autocollant typique représentant un visage jaune souriant— un emoji standard.
Autrement dit, l’objet pot-de-vin.
Dossiers d’Exploration des Ténèbres / Rêverie S.A.
/ Objets
Autocollant Souriant
Le meilleur ami d’un vendeur ! 🙂
Lorsqu’il est apposé sur un être doué d’intelligence, il induit un léger sentiment de sympathie envers l’utilisateur.
Condition d’obtention : Être employé à temps plein ou occuper un poste supérieur chez Rêverie S.A.
(P.S. Toute utilisation abusive de cet article à des fins personnelles, comme la drague, entraînera des sanctions disciplinaires.)
« Hm. »
Malgré son emballage bon marché et sa finition grossière, cet autocollant était un objet emblématique utilisé dans de nombreuses parties des <Dossiers d’Exploration des Ténèbres>.
Il induit un sentiment de sympathie ? C’était pratiquement un outil de manipulation.
Si ma mémoire est bonne, cet objet a servi à convaincre d’autres départements à participer à certains projets de collaborations, non ?
Et je compris immédiatement pourquoi il s’était débloqué soudainement.
– Condition d’obtention : Être employé à temps plein ou occuper un poste supérieur chez Rêverie S.A.
« J’ai donc débloqué cet objet parce que je suis devenu employé à temps plein ? »
Dans <Dossiers d’Exploration des Ténèbres>, la plupart des objets créés par des organisations ou des groupes spécifiques étaient soumis à des restrictions d’utilisation liées aux rangs ou aux affiliations. Du point de vue du worldbuilding, ça servait à empêcher les usages abusifs par les nombreux internautes qui contribuaient au wiki.
En gros, c’est pour empêcher les nouveaux venus trop enthousiastes de s’immiscer dans chaque récit et d’utiliser toutes sortes d’objets spéciaux à foison pour créer des personnages cheatés.
Quoi qu’il en soit, le fait que je corresponde désormais à ces critères signifiait que…
Est-ce que ça veut dire qu’à chaque fois que je serai promu ou que je changerai de département, cette <Boîte à Goodies> me fournira de nouveaux articles de merch ?
Cela semblait extrêmement utile pour assurer ma propre survie.
Mais pour être complètement honnête, j’aurais préféré qu’on ne m’entraîne pas dans ce monde dès le départ. Quand j’y pense, même cette histoire de bloc-notes était un peu terrifiante…
Ugh.
Je jetai un coup d’œil au bloc-notes lumineux encore quelques fois, me sentant mal à l’aise, avant de finalement détourner mon attention.
« Bon, au moins j’ai obtenu quelque chose d’utile. »
L’Autocollant Souriant. Ça serait un peu délicat, car je devrais le coller directement sur quelqu’un, mais avoir la possibilité de gagner la faveur de quelqu’un en cas d’urgence était certainement un atout utile.
Malheureusement, il y avait un petit problème.
…Ce produit a été discontinué à la suite d’un certain incident.
Apparemment, les créateurs s’étaient livrés à une lutte acharnée au sujet du pouvoir de cet autocollant, se disputant comme s’il s’agissait d’une question de vie ou de mort. Finalement, l’objet avait été complètement retiré de l’univers fictif.
Je ne savais pas exactement quand il avait disparu, mais il était possible que l’exemplaire que je tenais entre mes mains soit le dernier exemplaire restant dans cet univers.
Je fixai l’Autocollant Souriant dans son emballage.
Hmm.
Il valait mieux s’assurer que personne ne soit au courant que j’ai cet objet en ma possession.
Par précaution, je pris cinq autocollants et les glissai dans la poche de ma veste. Comme ça, je les aurais sous la main pour mon premier jour de travail.
…Premier jour de travail, hein.
Je commençais à avoir le trac, mais je savais que j’avais besoin de repos.
Après tout ce qui s’était passé, mon corps et mon esprit étaient complètement épuisés.
J’ai besoin de récupérer.
J’enfilai la robe de chambre mise à ma disposition, je fermai la porte à clé et me couchai. C’était mon premier vrai moment de repos depuis que j’avais été plongé dans cette histoire d’horreur.
Pour être honnête, je dormis très mal.
La vision de ces corps déchiquetés et les images grotesques de cette station de métro répétèrent sans cesse dans mon esprit, comme si mon cerveau s’était transformé en un système de cinéma maison avec son de haute définition.
Malgré tout, au bout de quelques jours, je réussis au moins à dormir sans être réveillé par les cauchemars. C’était un maigre réconfort.
Quelques jours s’écoulèrent ainsi.
Je vérifiai chaque jour le solde de mon compte bancaire, qui diminuait à vue d’œil, essayant de gérer mes dépenses au mieux, n’achetant que des vêtements et des produits de première nécessité.
Bien sûr, je n’oubliait pas la chose la plus importante.
Je dois tout mémoriser.
Grâce au Popsocket Commémoratif, je continuai à lire toutes les pages wiki des <Dossiers d’Exploration des Ténèbres> que j’avais déjà parcourues, les mémorisant jusqu’à pouvoir les réciter sans hésitation.
C’était désormais ma bouée de sauvetage.
Et très vite, le lundi arriva.
C’était mon premier jour chez Rêverie S.A.
* * *
« …… »
Lundi matin.
Je me rendis aux bureaux de Rêverie S.A. avec une expression peu amène.
Go Yeongeun, que je croisai en sortant de l’immeuble de bureaux, sembla surprise.
« Oh, Soleum, ça va ? Tu n’as… hum… pas bien dormis ? »
« …En quelque sorte, oui. Ça ira. »
« Oh, pauvre toi… »
Nous deux, qui venions d’être embauchés, échangeâmes quelques brèves amabilités pendant les quinze minutes de marche qui nous séparaient des bureaux.
En chemin, nous croisâmes quelques autres nouveaux membres de l’Équipe d’Exploration de Terrain, qui semblaient tous aussi tendus que nous, mais nous nous contentâmes d’échanger des hochements de tête.
Nous scannâmes nos badges d’employés et montâmes dans l’ascenseur.
« J’ai entendu dire que l’Équipe d’Exploration de Terrain utilisait les étages 10 à 15… Ah, je descends ici. Soleum, faisons de notre mieux, d’accord ? »
« Oui, faisons de notre mieux. »
Je fis un signe de la main à Go Yeongeun lorsqu’elle descendit au 10ème étage, puis je jetai un coup d’œil au bouton que j’avais appuyé pour mon étage.
13e étage.
Même le numéro de l’étage semble être un mauvais présage…
Je pouvais seulement espérer que ce n’était que le fruit de mon imagination.
Je revérifiai l’avis d’affectation que j’avais reçu il y a deux jours.
[Nouvel employé(Exploration de terrain)_Affectation.pdf]
– Kim Soleum / Équipe D
Ding.
Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent au 13e étage, révélant un couloir divisé en sections étiquetées avec des lettres.
Je me suis dirigeai vers la porte automatique portant l’inscription « D » et j’appuyai sur le bouton.
Au même moment, je saluai les personnes présentes à l’intérieur.
« Bonjour. »
« Oh. »
« Tu es là ! »
Quelques adultes assis dans le bureau spacieux levèrent la tête et me saluèrent.
L’un des hommes se leva et me tendit la main.
« Bienvenue dans l’équipe D de la 15e unité. »
Une femme au visage impassible et aux cheveux coupés au carré acquiesça et ajouta :
« Au fait, on nous appelle l’« escouade de la mort » parce que tous les nouveaux meurent. »
« …… »
« Je plaisante. »
Devrais-je démissionner tout de suite ?
